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    Partielle alti, répétition de l’ouverture de “Moi m’appeler Pony del Sol et pas bien parler le français”.
C’est un spectacle sur ma résidence à la Cité des Arts de Paris (2007-2009). Il présente les chansons et autres travaux musicaux que j’ai faits là-bas. Les chansons y sont contextualisées à travers certains épisodes relatés avec ironie parfois. Car la France, c’est dur et c’est super à la fois.
Ce spectacle, j’avais envie de le faire depuis longtemps. Déjà à Paris, j’imaginais un concert “augmenté” mélangeant musique, interrogations et récits de vie. Mon problème était que quand j’étais là-bas, j’ignorais encore ce qui m’arrivait. Je savais que c’était important, que ça allait changer un peu ma vie en somme, mais à ce moment je ne trouvais pas les mots. Ou plutôt, c’était comme un mot, un seul, qui existait dans ma bouche mais qui n’avait pas encore de nom. C’est important d’avoir un nom, que les choses aient un nom, et si possible qui leur siéent*.  J’ai toujours aimé donné des noms à des choses qui n’existent pas, à des personnages imaginaires, ou des surnoms à des personnes réelles.
En rentrant en Suisse, mon pays natal, je fus accablée d’une certaine neurasthénie dirai-je, car l’Helvétie est si douce, si calme que quand on a les pensées de travers, ça se remarque tout de suite et ça fait pas beau dans le paysage. Rien à voir avec le Gran Bordelo Parisiano où plein de choses qui ne vont pas ensemble s’amoncellent partout: des montagnes de gens, empilés les uns sur les autres mais qui ne se parlent jamais, des fous,  des voitures, de sombres individus très sérieux, des Turcs, des Indiens et des Noirs, du bruit en veux-tu en voilà, des pédés, des clochards et plein de bagues en or qui valent des millions de dollars.
Il m’a fallu du temps pour remettre de l’ordre et ce qui me paraissait indémêlable s’est peu à peu démêlé. Dans la chanson “Moi m’appeler Pony del Sol”,  il y a quelque chose de guerrier et religieux. De solennel et libre. C’est à 3 voix et c’est la 3ème inversion que j’ai fait.
Bonsoir bonne nuit.
* à voir, ce pauvre verbe seoir qui n’existe pas à tous les temps: http://www.mediadico.com/dictionnaire/conjugaisons/seoir/1

    Partielle alti, répétition de l’ouverture de “Moi m’appeler Pony del Sol et pas bien parler le français”.

    C’est un spectacle sur ma résidence à la Cité des Arts de Paris (2007-2009). Il présente les chansons et autres travaux musicaux que j’ai faits là-bas. Les chansons y sont contextualisées à travers certains épisodes relatés avec ironie parfois. Car la France, c’est dur et c’est super à la fois.

    Ce spectacle, j’avais envie de le faire depuis longtemps. Déjà à Paris, j’imaginais un concert “augmenté” mélangeant musique, interrogations et récits de vie. Mon problème était que quand j’étais là-bas, j’ignorais encore ce qui m’arrivait. Je savais que c’était important, que ça allait changer un peu ma vie en somme, mais à ce moment je ne trouvais pas les mots. Ou plutôt, c’était comme un mot, un seul, qui existait dans ma bouche mais qui n’avait pas encore de nom. C’est important d’avoir un nom, que les choses aient un nom, et si possible qui leur siéent*.  J’ai toujours aimé donné des noms à des choses qui n’existent pas, à des personnages imaginaires, ou des surnoms à des personnes réelles.

    En rentrant en Suisse, mon pays natal, je fus accablée d’une certaine neurasthénie dirai-je, car l’Helvétie est si douce, si calme que quand on a les pensées de travers, ça se remarque tout de suite et ça fait pas beau dans le paysage. Rien à voir avec le Gran Bordelo Parisiano où plein de choses qui ne vont pas ensemble s’amoncellent partout: des montagnes de gens, empilés les uns sur les autres mais qui ne se parlent jamais, des fous, des voitures, de sombres individus très sérieux, des Turcs, des Indiens et des Noirs, du bruit en veux-tu en voilà, des pédés, des clochards et plein de bagues en or qui valent des millions de dollars.

    Il m’a fallu du temps pour remettre de l’ordre et ce qui me paraissait indémêlable s’est peu à peu démêlé. Dans la chanson “Moi m’appeler Pony del Sol”,  il y a quelque chose de guerrier et religieux. De solennel et libre. C’est à 3 voix et c’est la 3ème inversion que j’ai fait.

    Bonsoir bonne nuit.

    * à voir, ce pauvre verbe seoir qui n’existe pas à tous les temps: http://www.mediadico.com/dictionnaire/conjugaisons/seoir/1